Information sur le marché canadien de Foodbuy : mise à jour sur les produits frais et les protéines pour les opérateurs
À l’aube de cette nouvelle année, les opérateurs canadiens sont confrontés à un marché contrasté. Les tarifs douaniers sur les produits frais ont été assouplis, mais les pressions environnementales et les contraintes d’approvisionnement continuent de créer des incertitudes. Les marchés des protéines restent volatils, certaines catégories connaissant une pénurie tandis que d’autres offrent des possibilités à court terme.
Cette mise à jour résume ce que les clubs, les restaurants et les opérateurs des secteurs d’hospitalité devraient surveiller au cours des 3 à 6 prochains mois.
Fruits et légumes frais : allègement des tarifs douaniers, mais complexité de l’approvisionnement
Le gouvernement canadien a officiellement supprimé les tarifs douaniers sur les produits frais. Cette décision contribuera à réduire les coûts totaux à l’arrivée et à améliorer l’accès pour les acheteurs, en particulier pour les produits de base à fort volume. Cependant, des complications tarifaires peuvent encore survenir pour les produits expédiés à l’international via les États-Unis.
Si le gouvernement américain applique des tarifs douaniers au pays d’origine, comme les expéditions en provenance d’Amérique latine acheminées par les ports américains, les acheteurs canadiens pourraient subir des répercussions indirectes sur les coûts. Ces cas seront liés à la chaîne d’approvisionnement, et les opérateurs doivent s’attendre à des variations en fonction de l’origine des produits, des itinéraires des distributeurs et de la disponibilité saisonnière.
Dans l’ensemble, les perspectives à court terme concernant les tarifs douaniers sur les produits agricoles restent minimes, avec la possibilité de nouvelles réductions dans les semaines à venir. Mais la situation reste instable, et les opérateurs pourraient constater des différences de prix localisées.
Perspectives pour les protéines et les produits de la mer : 3 à 6 mois
Le marché des protéines continue d’évoluer différemment selon les catégories. Certains articles sont en recul, tandis que d’autres atteignent des sommets historiques, et la demande saisonnière continue de pénaliser l’approvisionnement des opérateurs.
Bœuf
L’offre reste limitée et ne montre aucun signe d’amélioration. Les prix devraient rester élevés et pourraient continuer à augmenter jusqu’en 2026.
Les opérateurs doivent tenir compte des éléments suivants :
- Coupes de rechange à rendement élevé
- Substitutions d’UGS à court terme
- Modifications de la composition du menu visant à réduire l’exposition
Poulet
Le prix de la viande brune augmente en raison d’une demande plus forte et d’une disponibilité moindre. À l’inverse, le prix de la viande de poitrine diminue, ce qui crée une occasion à court terme en matière de rentabilité et de flexibilité des menus.
Porc
Les prix des coupes de porc se sont globalement assouplis, mais l’offre restreinte maintient les prix à un niveau modéré.
Les prix du flanc commencent à baisser; toutefois, les capacités limitées de stockage frigorifique pourraient ralentir cette baisse, créant une volatilité jusqu’au début de l’année 2026.
Dinde
La demande reste élevée, tandis que l’offre reste limitée en raison des conséquences historiques de la grippe aviaire et des coûts de production élevés. Les volailles entières restent chères, mais les morceaux de dinde offrent plus de stabilité et un meilleur rapport qualité-prix.
Fruits de mer
Les sanctions imposées à la pêche russe ont fait grimper le prix de l’aiglefin à des niveaux historiques, ce qui a considérablement réduit sa disponibilité. Les prix de la morue augmentent également, sous l’influence des faibles taux de capture internationaux et d’une demande mondiale persistante.
La planification des menus, les substitutions et les espèces de remplacement peuvent être nécessaires pour protéger les marges.
Œufs
Après une longue période d’instabilité, les prix des œufs transformés affichent une tendance à la baisse.
Le ralentissement général du marché devrait se poursuivre jusqu’au début de l’année 2026. Cela représente l’un des rares domaines dans lesquels les opérateurs pourront bénéficier d’un allègement dans un avenir proche.
Ce que les opérateurs doivent garder à l’esprit
Les conditions du marché ne sont pas uniformes. Les conditions météorologiques, les tarifs douaniers imposés par les gouvernements, les sanctions commerciales internationales et les tendances saisonnières de la demande continuent d’influencer les prix et la disponibilité de manière différente selon les catégories.
Voici ce que les équipes les plus résilientes prévoient en ce moment :
- Ajuster les menus pour limiter l’exposition aux produits instables
- Envisager des substituts plutôt que d’éliminer des éléments
- Aligner les calendriers des événements sur les prévisions d’achat
- Communiquer rapidement avec les partenaires distributeurs
Rester proactif et non réactif est la clé pour naviguer sur ce marché.